En Afrique, en Asie ou Amérique latine, la culture sur brûlis est encore courante. Cinq millions d’hectares de forêts partent en fumée chaque année au profit de l’agriculture itinérante. Cette technique, vieille de plusieurs milliers d’années, est utilisée par les paysans. 


Elle permet de créer de nouveaux terrains agricoles et de transférer par la même occasion le carbone des végétaux au sol afin de le rendre plus fertile. Toutefois, il s’avère que la technique de la culture sur brûlis a des conséquences désastreuses sur l’environnement. 


C’est pourquoi il serait judicieux dès aujourd’hui que les gouvernements s’en rendent compte et prennent les mesures adéquates.

La culture sur brûlis : le fondement

La définition de la technique

La culture sur brûlis consiste à brûler une partie d’une forêt ou d’une savane afin de défricher le sol et de le rendre fertile grâce aux cendres. Cette technique est utilisée depuis plus de 3000 ans, surtout par les austronésiens. Elle fût utilisée en Europe durant le moyen-âge avant d’être abandonnée au profit de techniques plus modernes. 


Son utilisation aurait été expliquée par l’absence d’outils de défrichage et de techniques agricoles efficaces. Et pourtant, de nos jours, elle est encore utilisée par les paysans de différents pays, faisant vivre au moins 500 millions de personnes.

En quoi consiste la technique de culture sur brûlis

Le sol est défriché à l’aide du feu. Préalablement, les arbres peuvent être abattus ou élagués. Les branches sont laissées sur place, s’assèchent naturellement au soleil durant plusieurs jours avant d’être brûlées. La cendre fournit une quantité importante de carbone.


En plus, la chaleur résultante du passage du feu conjuguée avec celle provenant du soleil reminéralise le sol.

Cette technique est-elle efficace ?

Malgré des conséquences néfastes pour l’environnement, la technique de culture sur brûlis est efficace à condition que le cycle et la période de mise en jachère soient respectés. La première année, le terrain est utilisé pour la culture des céréales comme le riz ou le maïs, mais aussi des tubercules comme le manioc ou l’igname.


La deuxième et parfois aussi la troisième année, il est utilisé pour cultiver des plantes moins exigeantes comme la courge, la banane, la tomate ou le taro. L’année suivante est celle où le terrain est mis en jachère, avant d’être brûlé à nouveau avant la prochaine période d’ensemencement ou abandonné durant une longue période.

La culture sur brûlis : un véritable désastre

La technique sur brûlis appauvrit le sol

Dans des régions où la densité de la population est faible, la culture sur brûlis serait plus acceptable et moins désastreuse. Une forte croissance démographique implique en effet une augmentation des besoins en produits de nutrition. 


On remarque alors, dans certaines régions, un raccourcissement du cycle culture/jachère qui a pour conséquence directe d’appauvrir le sol. Le développement de la végétation est raccourci, le brûlis produit moins de cendres et le sol est moins alimenté en carbone.


 La fertilité du sol diminue et oblige les agriculteurs à se tourner vers des plantes moins gourmandes qui ne peuvent les nourrir convenablement. Ils finissent alors par les abandonner au profit d’autres terrains plus fertiles ou au profit d’autres activités.

Le feu : des conséquences désastreuses

Dans plusieurs pays, des hectares de forêts partent en fumée chaque année au profit de nouvelles terres agricoles. Les conséquences pour l’environnement sont désastreuses, sans parler de la pollution de l’air à cause de la fumée. 


En plus, le feu détruit l’habitat naturel des animaux comme les rongeurs, les reptiles ou les oiseaux. Des centaines d’espèces se sont éteintes ou sont fortement menacées rien qu’à cause des feux de brousse. En plus, mal maîtrisé, le feu peut devenir un vrai danger pour la population environnante.

Quelles solutions ?

La déforestation est un vrai fléau qui menace notre planète. Avec le recours à la déforestation est l’une des principales causes du réchauffement climatique. Dans l’hémisphère sud, l’agriculture itinérante est encore la principale raison de la déforestation. C’est donc en se tournant vers d’autres techniques agricoles et d’abandonner la culture sur brûlis que ce fléau peut être éradiqué.

Toutefois, ni la conscientisation ni la mise en place de campagnes de sensibilisations de la part des organismes non gouvernementales, comme Volunteers Without Borders en Thaïlande (avec qui certaines marques comme Dailylama mènent le combat), ne peuvent être suffisantes. 


C’est en fournissant aux paysans tous les moyens dont ils ont besoin pour se tourner vers ces autres techniques agricoles que les gouvernements peuvent dissuader les paysans de se détourner de la technique du brûlis. Il ne faut pas oublier que cette technique est utilisée depuis des milliers d’années et qu’elle est fortement ancrée dans les traditions.





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